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Musée Virtuel - Chapelle de la ladrerie de Chièvres

Dans le cadre du jubilé de la Miséricorde, le service Art, Culture et Foi propose de découvrir à travers son musée virtuel des œuvres conservées dans le diocèse traitant de la miséricorde. Chaque semaine, une nouvelle œuvre sera présentée.

15 Chapelle de la Ladrerie Chievres

Edifice : Chapelle de la ladrerie de Chièvres

Œuvre présentée : Ancienne maladrerie destinée aux malades de la lèpre.

Historique : Vers 1126, au hameau appelé la « Neufville », une léproserie fut instituée par Eva de Chièvres, dame de la noblesse locale, hors des murs de la ville. Les bâtiments actuels furent construits entre 1167 et 1181.

Architecture :
L’édifice se compose de deux parties:
- d’une nef unique romane du XIIe siècle. Son plan est rectangulaire. Il s’agit de la partie la plus ancienne, construite en moellons.
- d’un chœur à chevet pentagonal à pans coupés aux angles en pierre taillées qui se greffe sur la nef vers l’est.
- de fenêtres cintrées et brisées illustrant le passage du roman au gothique.
Matériaux: pierre bleue, dolomie, grès jaune et tuile romaine.

Iconologie :
Les hôpitaux et hospices étaient utilisés pour accueillir des voyageurs, des pèlerins ainsi que des malades et des pauvres. Ils sont placés le plus souvent à l’extérieur des agglomérations, le long de voies de communication.

Rapportée d'Orient, la lèpre fît de nombreuses victimes au cours des XIe XIIe, XIIIe siècles. Dans nos régions, la lèpre est peu présente au XVe siècle. D’autres maladies telles que le choléra, la peste ... font de nombreux ravages. Au XIIIe siècle, on assiste à l'éclosion d'une véritable endémie lépreuse en Europe. L'exclusion des lépreux engendre la création des léproseries. Ces édifices religieux, permettront aux personnes aisées, en bonne santé, d’assister les malades et d’obtenir la "conquête du paradis" par le biais de l'aide aux malades.

Les personnes atteintes de la lèpre ou d’autres maladies infectieuses étaient exclues et rejetées de la société. C'est à la mort de Nicolas de Rumigny, troisième époux de Eva de Chièvres que la maladrerie fut édifiée. Le pape Lucius III y autorisa l'installation de religieux et lui attribua des privilèges confirmés par ses successeurs Grégoire II et Alexandre IV.


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  • Créé par
    Diocèse de Tournai